Data & gouvernanceIA, algorithmes & état de droit

Article paru dans le journal Le Monde, édition du 23 janvier 2020, p.23

TRIBUNE.
La généralisation de la reconnaissance faciale à des fins de surveillance serait attentatoire aux libertés, estime, dans une tribune au « Monde », la juriste Caroline Lequesne Roth, qui plaide pour un large débat public afin de distinguer les usages acceptables ou non.

A l’ère des technologies de surveillance, où les scénarios dystopiques prennent forme dans l’espace public, l’actualité place la reconnaissance faciale au coeur des débats. Le déploiement accéléré de cette technologie constitue un phénomène authentiquement global. Plébiscitée par les régimes libéraux comme autocratiques, de Londres à Pékin, la reconnaissance faciale est progressivement érigée en outil incontournable de l’arsenal sécuritaire. Elle suscite également l’intérêt croissant du secteur privé : identification des personnes condamnées pour vol dans les commerces, identification des mineurs pour la vente d’alcool ou la consultation de sites pornographiques, contrôle à l’entrée des casinos… Autant d’expérimentations qui dessinent les contours des modèles de consommation de demain. […]

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